Les chroniques d’un Moije


Je suis un centre d’intérêt, un puit de science, tantôt cœur, tantôt nombril, ego, mégalo, rigolo, je cause et tu écoutes, j’hypnose et je t’envoûte, sans pause je te déroute. Reste attentif je vais t’apprendre, moi aujourd’hui c’est toi avec du travail et du progrès demain, sans trop forcer je te mets la misère, mes acquis sont tels qu’avec de la mauvaise volonté je garderai toujours une longueur d’avance. Ami du moimon, du moima, du moijai et du cémoiki, me voici : le Moije.

Toujours bien constitué, je suis toi en mieux. Regarde, tu cours, je te dépasse et je ne suis pas à fond. Des aptitudes innées ou acquises sans trop de difficultés et des membres à ma démesure, j’ai été touché par la grâce. Que veux-tu, rien ne peut m’atteindre, pas même la blanche grenouille d’un bave crapaud. Le narcissisme est mon compagnon, je l’ai dompté et adopté comme un geek et son PC. Sports, loisirs, fringues, tu payes pour avoir et faire ce qu’on me paye pour représenter. Parce que je représente.

Tu sais, ce que je sais c’est pas sorcier mais tu le sais pas, je t’apprends c’est comme çà, va savoir. Même ce que tu connais bien, à force de pratique et d’intérêt ne me surprend pas, personne n’a inventé la poudre et ce n’est pas toi qui vas commencer. Rien ne vaut mes activités et passions, c’est pourquoi j’en parle, les tiennes ne valent rien, c’est pourquoi tu écoutes. Je suis le pro de la classe, l’expression de la maîtrise et l’apogée de l’excellence, le reste n’est qu’ébauche et amateurisme.

Ma voiture est une Soubadeurou trois papes, deux sous papes, jantes Iberi, néon Zitrone, une moto Yamakasy, des skis bispates, carves Lagerfield, mon chien est un boxer mais je porte la culotte, des polo Q et des pompes Antisèches. Ma famille est en Nord, la tienne à l’Ouest, ma soeur est Master et mon frère est masseur, mon père est le père Noël et Noëlle ma mère. Mon oncle est une tente et ma tante un oncle incarné, son beau père est aussi beau que ta belle mère mais moins niaise que ta nièce et moins bof que ton beauf.

A l’ère du network je ne suis pas en reste, en clair je connais tout le monde. Une myriade d’amis et des bras si longs que je pourrais enlacer Maïté. Mon père est directeur quand le tien bosse en mairie et ma mère bosse au foyer quand la tienne passe des articles, mon oncle est politique quand il n’est pas producteur de cinéma ou médecin, j’ai un pote qui, je connais quelqu’un qui, c’est comme mon, çà me fait penser à ma, pareil que quand je, c’est un peu comme moi quand et je me souviens de mon temps. J’ai toujours un proche qui a crée, inventé ou fait ce que tu annonces. Coté cœur je ne suis pas en reste non plus, celle qui me plait, tel un lapin, je la pine, fin de la gâchette et habille de la courge, dès que je cible l’oignon les carottes sont cuites. Des filles à la pelle, je ne prends jamais de râteaux.

Moije, double je, petit jeu mais grand je, je jouie jour et nuit jazzant judicieusement, jurant, jonglant et juxtaposant mes joutes verbales sur une jolie Javanaise. De janvier jusqu’à juin début juillet, l’un dit je dis ceci, jeudi je dis cela, je dis toujours. Depuis jeune j’œuvre ainsi, j’adore, j’adhère, j’attire, je tire avec joie et justesse sur le juteux joint du jargon comme on jailli sur un jambon. Jadis juste, aujourd’hui je jalouse et ris jaune quand les jetons adverses jouent sur mon jardin, jetant leur dévolu sur les jupes et jarretières qui agitent ma tige.

Gary.

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